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vendredi 21 décembre 2018

Cours du pétrole : décryptages et prospective

Commençons par un graphique


Il représente le cours du pétrole sur les 6 derniers mois. Il connaît comme on peut le voir des fluctuations importantes, sans qu'il soit évident de comprendre pourquoi il augmente ou il baisse. Je vais donc tenter de vous donner quelques éclairages.

 0. Repères

En préambule, il me semble important d'avoir quelques repères.
Je m'appuie ici et dans tout ce post sur les chiffres et analyses du BP Statistical Review of World Energy 2018 et de l'Agence internationale de l'énergie auxquels j'ai pu piquer ici ou là quelques graphiques. Merci à eux ;-)

L'unité utilisée est le million de barils par jour (Mb/J ou Mb/d en anglais)

0.1 Production 

La production mondiale de pétrole tourne autour de 100 Mb/J. Depuis peu, les USA sont devenus les premiers producteurs mondiaux, devant l'Arabie Saoudite et la Russie (ils produisent chacun plus de 10 Mb/J et pèsent à eux trois près de 40% de la production mondiale).

Ci-dessous quelques productions nationales en 2017 en Mb/J :

USA13,04
Arabie Saoudite11,95
Russie11,25
Canada4,83
Iran4,98
Venezuela2,11
Chine3,84
OPEP39,43
Monde92,64


0.2 Réserves

Le sujet des réserves est un poil complexe et convient d'être défini en amont. On parle en effet de réserves prouvées (1P), de réserves probables (2P), de réserves possibles (3P) et de réserves ultimes (tout le pétrole sur Terre).


Seul le chiffre des réserves prouvées est publié. Il évolue cependant au gré de plusieurs paramètres : 
  • La découverte de nouveaux gisements
  • L'extraction vient mécaniquement faire baisser ce chiffre
  • Un progrès technique peut permettre d'envisager que certaines réserves dites possibles deviennent prouvées du fait de l'avancée technologique.
  • L'exploitation concrète d'un puits provoque parfois des surprises à la hausse ou à la baisse de ce qu'on pensait pouvoir exploiter
  • Enfin, mais pas des moindres, le chiffre des réserves est publié de manière déclarative par des compagnies pour l'essentiel publiques, et prennent donc en compte des considérations politiques qui faussent certainement l'objectivité des constatations. Le chiffre des réserves saoudiennes n'a par exemple pas évolué depuis plus de 20 ans !!
Alors voilà les chiffres des réserves prouvées

Production (Mb/J) 2017Réserves (Millards de barils) 2017
USA13,0450
Arabie Saoudite11,95266
Russie11,25106
Canada4,83168
Iran4,98157
Venezuela2,11303
Chine3,8425
OPEP39,431218
Monde92,641696
Première constatation, les leaders des réserves (Venezuela, Arabie Saoudite et Canada dans l'ordre pour le podium) ne sont pas fatalement ceux auxquels on s'attendait.

La deuxième, et c'est pour cela que j'ai laissé en regard les chiffres des productions, c'est qu'il y a un décalage assez flagrant entre ces deux indicateurs. On en reparle un peu plus tard.

0.3 Exploration

Le premier facteur donc qui peut influer sur le chiffre des réserves prouvées est la découverte de nouveaux gisements. Mais ce point est pour le moins décevant, on découvre moins de pétrole qu'on n'en consomme depuis le milieu des années 1980. On a touché un plus bas en 2017 (dans l'attente des chiffres de 2018) à 4 milliards de barils.

0.4 Rendement énergétique

Il s'agit du rapport entre une unité d'énergie extraite et l'énergie dépensée pour extraire cette énergie. 
Le pétrole est disponible sous différentes formes (le pétrole suit un processus long et compliqué entre la mort du plancton et le pétrole produit fini, donc tout dépend à quelle étape du processus on extrait la matière) et à différentes profondeurs (les premiers gisements étaient creusés par des puisatiers...), et dans des milieux plus ou moins hostiles (au fond des mers, dans le désert, ...). Tout ceci explique que l'énergie pour extraire un baril de pétrole peut être différente d'un gisement à un autre.

On va d'un simple coup de pioche (j’exagère à peine) en Arabie Saoudite, à un processus ultra complexe pour les sables bitumineux canadiens.
Pour ces derniers, il faut d'abord défricher le terrain, souvent une forêt au départ, ensuite le pelleter, pour obtenir un mélange de bitume et de sable. Le moyen le plus efficace qui a été trouvé pour séparer les deux c'est de le vaporiser (transformation en vapeur) en le chauffant. Enfin, parce que non ça n'est pas encore fini, il faut ajouter au résultat de l'hydrogène, via une usine implantée à côté. C'est coûteux en énergie tout cela (et je ne parle même pas des étapes suivantes : transport, raffinage, etc...)
De ce fait, nos amis canadiens estiment qu'ils n’extrairont jamais toutes leur réserves, tant dans certains cas, le fameux rendement énergétique est largement inférieur à 1.

Et c'est là que je veux en venir. Chaque extraction d'énergie, ou même synthèse artificielle de pétrole a un coût  financier qui pourrait un jour ou l'autre être réglé par une augmentation du cours du baril. Mais cette dernière ne réglera jamais un déficit énergétique...

Au fait, un champ d'extraction de sables bitumineux, ça ressemble à ça. Il faut un effort d'imagination important pour se figurer la forêt de sapins qu'il y avait là avant...


1. Alors fin du pétrole ou pas ?

Un premier calcul basique serait de diviser les réserves prouvées par la consommation annuelle pour en déduire le nombre d'années qu'il nous reste.

Réserves prouvées / Consommation annuelle = 
1696 / (0,1 *365) = 46,46 années

Donc, bonne nouvelle, il nous resterait plus de 40 ans de réserves, pas de quoi s'énerver.

Alors, en quoi ce calcul est faux ? 
  • D'abord, et surtout, il est complètement théorique. On consomme à fond pendant 46 ans et ensuite on s'arrête d'un coup ? Cela paraît peu probable.
  • Dans les 1696 milliards de barils de réserves sont inclus un bon tiers de réserves de sables bitumineux du Canada, et les fuels extra-lourds de la vallée de l'Orénoque au Venezuela, dont on estime que la plupart ont un rendement énergétique tellement défavorable qu'ils ne seront jamais extraits. Ce qui explique en partie par exemple que malgré les énormes réserves vénézuéliennes, le pays ne produit qu'un peu plus de 2 millions de barils par jour.
  • Il considère une consommation stable pendant les 40 ans à venir. Or l'AIE estime que déjà d'ici à 2023, la demande devrait augmenter de près de 7%.


Alors, ce graphique, j'ai quand même mis quelques minutes à comprendre de quoi il s'agissait, je vais vous faire gagner du temps en vous l'expliquant. Il représente année par année la demande supplémentaire attendue. Donc on constate que la demande est toujours en augmentation (sinon nous aurions des chiffres négatifs) même si l'augmentation de cette demande semble se ralentir un peu.

2. Qu'est-ce qui est donc le plus probable ?


Le plus probable, c'est que dans les années qui viennent, le cours du baril explose à la hausse rendant le pétrole inaccessible pour la plupart des usages actuels. Le fragile équilibre entre offre et demande devrait se rompre si on en croit l'AIE.

On (enfin certains) a longtemps cru qu'il y aurait un pic de la demande, c'est à dire un moment où la demande de pétrole atteindrait un maximum avant de décroître. On tablait pour ce faire sur la montée en puissance des véhicules électriques et les économies de chauffage. Mais cela devrait arriver trop  tard.

Ainsi, la bonne nouvelle, c'est qu'il devrait rester du pétrole pendant encore très, très longtemps, la mauvaise, c'est qu'il sera certainement trop cher pour alimenter les réservoirs de nos voitures.

Une autre bonne nouvelle, c'est que les émissions de CO2 devraient mécaniquement baisser.

3. Et le pétrole cher c'est pour quand ?

De très nombreuses études ont été écrites à ce sujet. Jusqu'il y a quelques années, elle divergeaient de manière impressionnante. Maintenant, elles sont toutes d'accord pour affirmer que cela se produira lors de la prochaine décennie. l'iAIE est même plus précise que cela, entre 2023 et 2025. Elle s'appuie pour cela sur d'autres indicateurs que nous allons découvrir.

4. Pourtant en 2018, il semble y avoir beaucoup de pétrole, les cours sont plutôt bas en cette fin d'année ???

Pour comprendre ce qui s'est passé cet automne sur les cours du baril, il convient de dissocier une analyse politique de l'analyse stocks.

4.1. L'analyse politique

L'administration Trump a décidé de rétablir l'embargo sur les produits pétroliers iraniens (le fameux accord sur le nucléaire dénoncé par l'homme à la mèche blonde) au début de novembre 2018. Après une période d'incertitude sur le maintien de cet embargo, les cours se sont affolés parce que 5 Mb/J étaient sortis du circuit. Oui, vous avez bien lu, tout ce tapage est dû à 5 % de la production mondiale. C'est juste que l'équilibre est rompu.
Or Trump, voyant les prix du baril monter, a octroyé des dérogations temporaires à 8 pays (Chine, Inde, Japon, Corée du Sud, Italie, ... pas que des pays mineurs donc...) ce qui a fait totalement explosé la bulle. Il est nécessaire de préciser aussi qu'il était alors en pleine campagne pour les mid-terms. Et dans ce contexte il ne pouvait pas laisser le prix à la pompe s'envoler.
Sauf que pendant ce temps-là, l'OPEP+ (entendez par là l'OPEP + la Russie) avaient tenu à montrer leur rôle de régulateurs du marché en augmentant leur production. 
Et hop, trop d'offre... le cours s'écroule à nouveau.

Côté Arabie Saoudite, ils marchent sur un fil. Ils ont intérêt à maintenir un cours bas pour que les gisements d'huiles de schiste soient peu ou pas rentables mais pas trop bas parce que leur économie est complètement sous transfusion pétrolière. A 50 $ du baril, l'Arabie Saoudite est en déficit budgétaire et aura même mangé son fonds souverain en 5 ans.

Les Russes, eux, ont deux fois plus de réserves que les USA, et même si la manne pétrolière fait une grosse différence dans le budget en fonction du prix du baril, les enjeux sont ailleurs pour eux. Il est important pour Poutine de démontrer le poids de la fédération dans le concert des nations.

4.2. L'analyse Stocks

Cette analyse est totalement déconnectée de ce qui précède. Parce que pendant certains dirigeants jouent avec les cours pour des raisons électorales ou d'image, trois phénomènes concourent à une baisse des investissements : 
  • Depuis 2014, le bas prix du pétrole ne laisse pas entrevoir une rentabilité pertinente
  • Les coûts des énergies renouvelables sont en chute libre. Cela a détourné d'importantes sommes d'argent des hydrocarbures vers le solaire ou l'éolien.
  • Green-washing ou pas, sous la pression des citoyens, certains fonds ont drastiquement baissé leurs investissements vers les sources carbonées.
Et cela peut se voir dans les chiffres :

Les sommes d'argent investies dans le pétrole (et le gaz) ont fondu de presque moitié.

5. C'est là où je voulais en venir

Ok, je vous l'accorde, l'introduction a été longue. Mais c'est bien le graphique précédent qui fait frémir les analystes de l'AIE. 
Ce que pointe l'honorable institution, c'est que tous les ans, un équivalent de production de 3 Mb/J disparaît du fait des puits qui s'assèchent. Il convient donc de les remplacer. Cela n'est pas une paille, c'est l'équivalent de la production de la Mer du Nord. Mais ça, c'est juste pour remplacer les gisements épuisés par de nouveaux, cela ne tient absolument pas compte de la nécessité d'absorber l'augmentation de la demande. 

Or le marché, on l'a vu cet automne est fébrile, d'autant qu'il se couple à des jeux politiques, stratégiques et d'influences. L'AIE prédit qu'en 2025 au plus tard, le baril du pétrole va connaître une nouvelle crise d'ampleur. 
Pfft, les USA vont produire plus de gaz (et d'huiles) de schistes et hop, il n'y a plus de problèmes, me direz-vous... Sauf que le déficit, d'ici à 2023 nécessiterait un triplement de la production d'huiles de schistes des US, pas moins, donc tout à fait impensable.

6. Quelles solutions ?

A cette question je vois plusieurs niveaux de réponses que je vais détailler : 

6.1. Premier niveau

Le premier niveau de réponse, c'est de dire qu'il n'y en a pas. On va devoir faire avec un pétrole bien moins accessible que maintenant. Notez quand même qu'à 50 $ le baril de 159 litres, c'était donné, il y a des eaux minérales plus chères que ça.

6.2. Deuxième niveau

Dans un deuxième niveau d'analyse, on peut croire que des alternatives seront bientôt disponibles. Voitures électriques, biogaz, batteries, Enr, etc. Et je suis assez d'accord. Je suis assez convaincu que des solutions qui existent déjà pour la plupart vont se généraliser, s'industrialiser, et remplacer avantageusement le pétrole. Avantageusement car enfin qui souhaiterait être dépendant pour son énergie de pays à l'autre bout du monde, gérés de manière au moins discutable ?

Je suis même convaincu que les problèmes actuels (utilisation des métaux rares, faible capacité des batteries, intermittence des EnRs, ...) trouveront des solutions qui elles aussi existent déjà au moins en laboratoire.

Oui, parce que voilà, il y a un hic. On ne sera jamais prêts à temps. Ce qui se profile, c'est que nous devrions être confrontés au problème d'ici 5 à 8 ans. c'est beaucoup trop tôt. Il nous manque entre 10 et 20 ans.

6.3. Troisième niveau

Il va nous falloir gérer une période transitoire, c'est à peu près certain. Et là, les solutions ne pourront passer que par l'intelligence collective et la coopération.
Pour le moment, personne n'imagine se passer de sa voiture, célébrée comme l'outil ultime de liberté. Cela a même été le déclencheur de la crise des gilets jaunes. Cependant, quand nous n'aurons plus le choix parce que le pétrole sera devenu trop cher pour une immense majorité de la population, alors certains râleront, mais d'autres feront face et trouveront de nouvelles idées pour contourner la difficulté. Je ne doute pas que des initiatives locales au niveau des communes, des associations, des groupes d'amis, des voisins pourront palier à ces difficultés.

Cela passera évidemment par une réduction des déplacements, une relocalisation des productions, et une quête inlassable d'économies d'énergie, mais aussi à n'en pas douter par une crise économique mondiale de grande ampleur, des migrations plus ou moins désirées, et des risques de conflits armés.

Ces constations font l'objet d'une nouvelle discipline : la collapsologie (du verbe anglais to collapse : s'effondrer) porté par un auteur qui est en tête de gondoles à la FNAC Pablo Servigne "Comment tout peut s'effondrer". Entrer dans les considérations collapsologiques serait trop long pour ce post déjà volumineux.

Cependant, c'est beaucoup moins angoissant que cela ne peut paraître au premier abord. En effet, ces réflexions misent sur un rebond de la coopération humaine, de l'entraide et la fin de l'individualisme forcené de ces dernières années. Finalement, c'est peut-être une chance pour l'humanité toute entière de se réinventer loin des excès actuels.

6.4. Quatrième niveau

J'ose espérer que nos responsables politiques sont alertés et conscients de ce qui se profile. De manière anecdotique, des décisions comme l'interdiction des voitures thermiques dans certaines villes à l'horizon 2040 me font doucement rire, parce qu'il y a fort à parier que plus personne n'aura alors les moyens de mettre de l'essence dans un quelconque réservoir.

Cependant, sans pour autant tomber dans le complotisme, je serais assez curieux de savoir ce qui se dit au plus haut niveau de l'état (des états) sur le sujet. Il n'y a aucune communication officielle. Peut-être qu'ils tablent sur le fait que ce n'est qu'une projection et qu'avant de créer la panique dans la population en étant transparent, il est important d'attendre que ces hypothèses s'affermissent ? D'autant plus que de nombreuses filières industrielles de poids sont en en jeu. Cela, c'est mon scénario optimiste, je ne vous parlerai même pas du pessimiste, il est trop déprimant.

lundi 17 décembre 2018

News écolos N°64




News écolos N°64 (Décembre 2018)


Ce billet régulier pour objectif de partager les actualités et les informations glanées au gré de mes recherches sur la toile autour des sujets des énergies renouvelables, de l'environnement, ...

Hydroélectricité

Tous les sites où l'on pouvait installer un barrage ont été aménagés en France. Cela signifie-t-il que l'hydroélectricité ne peut pas connaître encore d'évolutions ? Un contre-exemple est à Annonay. Une micro-turbine a été installée dans le réseau d'eau potable, avec un potentiel de 132 MWh. Les gisements inexploités sont encore très nombreux, comme le prouve cet exemple original.

Eolien

Quand je vois le succès de financement participatif à certains projets éoliens par les habitants, je me demande si les opposants à l'éolien ne sont pas qu'une extrême minorité qui crie juste très fort...

EnR dans le monde

Nous ne sommes qu'en 2018, mais la Suède a déjà rempli ses objectifs de production en énergie renouvelable de 2030. On ne peut malheureusement pas en dire autant de la France. Qu'est-ce qu'on attend ???


Le Niger pourrait devenir bientôt exportateur d'énergie électrique. Il lance pour cela un vaste programme de création de centrales photovoltaïques. Quelle meilleure façon d'accélérer le développement du pays ? 

Au Ghana, il semblerait que l'église catholique soit le fer de lance de l'installation de panneaux solaires. C'est à saluer, si seulement d'autres églises ailleurs dans le monde pouvaient comprendre les enjeux et que les bienfaits que peuvent en retirer les populations, elles seraient alors pleinement dans leurs rôles, plutôt que de s'occuper des sexualités des uns et des autres.

Nucléaire

Quand du combustible nucléaire est usé, avant d'imaginer en faire quoique ce soit, il faut d'abord le refroidir. Il est donc plongé dans une piscine à côté du réacteur. Ces bâtiments, outre qu'ils ne sont pas aussi bien protégés que les réacteurs pourraient bien afficher complet dans un peu plus de 10 ans, bloquant ainsi toute la production. Tout va très bien Madame la Marquise...

Efficacité / Sobriété

Alors, c'est vrai, l'article mélange sobriété et efficacité, cependant il insiste sur l'importance de ces deux aspects. Malheureusement, c'est moins visible, et donc moins encouragé, en particulier d'un point de vue politique. Ces deux axes sont pourtant les principales pistes à explorer. Comme il est rappelé, malgré le boom actuel des EnRs, elles ne participent encore que trop peu au mix énergétique mondial.

Cela ne résout pas tout mais peindre en blanc les toits avec une peinture au pouvoir réfléchissant permet durant les périodes chaudes de gagner pas mal de degrés donc d'utiliser moins de climatisation. Alors, là où un toit végétalisé ou des panneaux solaires ne sont pas possibles, cela reste une solution simplissime... 

Solaire


Le Fer pourrait remplacer les terres rares utilisées dans CERTAINS panneaux photovoltaïques. Cela signifie en creux que tous les PV n'en contiennent pas. Attention aux raccourcis. Mais cette avancée est une bonne chose et pourrait concourir à la baisse des coûts.


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vendredi 14 décembre 2018

News écolos N°63




News écolos N°63 (Décembre 2018)


Ce billet régulier pour objectif de partager les actualités et les informations glanées au gré de mes recherches sur la toile autour des sujets des énergies renouvelables, de l'environnement, ...

Recyclage

Les Français trient de plus en plus. Enfin une bonne nouvelle de ce côté là. Mais il est temps que cela soit plus simple, plus compréhensible. Il m'arrive en effet moi aussi d'avoir des doutes sur certains emballages. et les consignes de tri ne semblent pas être identiques sur tout le territoire. De mémoire, c'est en 2025, que tout devrait être plus limpide, de nouvelles règles de tri seront édictées et quasiment tout pourra être jeté dans la poubelle de tri : pots de yaourt, emballages souillés compris.

Solaire

Un panneau solaire imprimable sur une imprimante classique et donc très peu cher (aux environs de 10 € du m²), c'est la promesse de chercheurs australiens qui testent encore leur solution. Le prix du solaire n'a en tout état de cause pas fini de baisser, Je suis fermement convaincu qu'il arrivera un moment où cette énergie sera tellement accessible en termes de coûts qu'elle s'imposera d'elle-même, rangeant de fait, pétrole, charbon et nucléaire comme sources d'énergie au rang de bizarreries et tâtonnements de l'histoire. Ne plus être dépendants de pays extérieurs pour son alimentation en énergie, cela ouvre de nouvelles perspectives, d'un point de vue économique aussi, d'ailleurs.

Hydrolien

L'hydrolienne Sabella a de nouveau été immergée dans le courant dit de Fromveur, pas bien loin d'Ouessant. Elle fournit déjà 15% de l'électricité nécessaire à l’île. Comme le reprécise efficacement l'article, nos îles ne sont pas toutes, loin s'en faut reliées au réseau national. Alors, pour le moment, ce sont des groupes électrogènes qui alimentent principalement ces sites isolés. Il est grand temps que cela change.

Stockage

Les analystes prévoient une chute vertigineuse et rapide du coût des batteries, et ainsi une généralisation tout aussi rapide.

ENR

Cet article reprend une analyse de l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) qui note une forte poussée de la puissance installée  des énergies renouvelables mais qui pointe aussi le besoin que la biomasse prenne toute sa place dans la production d'électricité (à condition d'être utilisée de manière raisonnée bien sûr). J'ai remarqué aussi que la production mondiale d'électricité mondiale est de 25 000 TWh, la France compte pour un cinquantième de celle-ci, quand nous représentons un centième de la population mondiale.

Biomasse / Méthanisation

Nous avons tous vu ces images de décharges géantes en plein air d'Afrique ou d'Asie, où des forçats des déchets trient ce qu'ils peuvent récupérer. Cela fera peut-être bientôt partie de l'histoire. L'Ethiopie donne l'exemple, et installe une centrale à biomasse près d'une de ces décharges géantes pour traiter les déchets et produire de l'énergie (1 centrale équivaudrait aux besoins de 30% des ménages de la capitale !)


De l'hydrogène produit à partir de la biomasse, c'est une nouvelle technologie développée en France et actuellement en démonstration. Ah oui, j'oubliais, cette technologie permettrait d'obtenir un hydrogène 60 % moins cher...

Les projets de méthaniseurs se multiplient un peu partout sur le territoire. Ils fournissent un débouché à ce qui était jusqu'alors considéré comme des déchets. De la chaleur, du gaz et, ou de l'électricité, un complément de revenus à certains agriculteurs et enfin un engrais non chimique de haute qualité. J'en arrive presque à me demander pourquoi cela n'est pas encore généralisé.

Une centrale au charbon est en cours de conversion pour fonctionner bientôt à la biomasse. Une sorte de recyclage finalement d'une centrale énergétique, intelligent et pertinent.

On parle énormément ces jours-ci de la pollution non taxée des transports maritimes. Cela reste vrai, mais elle ne ménage pas non plus ses efforts pour être moins dépendante du mazout. En Norvège, ils expérimentent la propulsion à base de biogaz produit à partir de déchets de poissons et de bois. Une énergie donc renouvelable.

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mercredi 12 décembre 2018

News écolos N°62




News écolos N°62 (Décembre 2018)


Ce billet régulier pour objectif de partager les actualités et les informations glanées au gré de mes recherches sur la toile autour des sujets des énergies renouvelables, de l'environnement, ...

Solaire

L'Ademe vient de terminer une étude passionnante. Elle a recensé les zones délaissées (Anciens sites industriels et tertiaires, parkings, sites et sols pollués) en a retiré un quart sur lesquels elle avait un doute, ceux trop petits, ... donc un énorme travail d'écrémage dont il ressort encore un potentiel de 53 GW. Cela représenterait presque un cinquième de la consommation électrique française.... tout en minimisant beaucoup ses estimations

En illustration, Rennes qui ferme une décharge fin 2018 prévoit de recouvrir ces 4 hectares d'un site non constructible, sur lequel on ne peut rien planter d'une ferme photovoltaïque. Accélérons...

Stockage

Ça c'est juste génial. Des chercheurs suédois ont trouvé une molécule qui se transforme sous l'action de la lumière. On peut alors stocker ce nouvel isomère (jusqu'à plus de 10 ans !), en le repassant dans un catalyseur, on peut le faire revenir à sa forme originale avec un dégagement de chaleur, et donc recommencer le cycle. C'est presque trop beau pour être vrai. Je suis enthousiaste mais je sais que le diable se niche dans les détails et donc qu'il faut rester prudent mais j'ai hâte d'en savoir plus.


Cette période est vraiment fabuleuse pour le veilleur que je suis. Chaque semaine apporte son lot de surprises hallucinantes en ce moment. Dans un numéro précédent, je vous parlais de recherches sur le stockage d'électricité dans des fibres de carbone. Aujourd'hui, c'est du ciment qui pourrait un jour être un moyen de stockage...Pour un coût de production qui serait moins élevé que celui du ciment utilisé actuellement !!!

Eolien

Le gouvernement vient d'autoriser les parcs éoliens offshore du Tréport et de Noirmoutier (île d'Yeu). Ce que je retiens ce sont les chiffres. 144 mats au total pour ces deux sites. Celui de Noirmoutier représente 496 MW de puissance, soit 8 MW par éolienne (quand la puissance moyenne des  éoliennes installées actuellement en France est de 2,3 MW). A eux deux, ils représenteraient 1% de la production électrique nationale !!!

Autant vous le dire tout de suite, celle-là elle me plaît beaucoup. Une petite éolienne sous forme de boule de la taille d'un ballon de Handball qui pourrait tirer partie du moindre coup de vent, même et surtout dans les zones urbaines. Les premiers sites visés seraient les couloirs des métros. Oui, bien entendu chacune va produire peu, mais rien n'empêche d'en installer beaucoup.

Hydrogène

Après l'Allemagne, la France va se mettre aux trains à hydrogène, avec des prototypes dès 2022 a annoncé Guillaume Pépy, le PDG du groupe. Pour rappel, près de la moitié des 30 000 km de voies ferrées françaises ne sont pas électrifiées, et demandent donc des motrices thermiques... Le bilan 
carbone peut donc être amélioré.

Pétrole

J'ai été très surpris d'apprendre que 3,5 millions de résidences principales sont chauffées grâce à une chaudière au fioul. Cela représente encore 12% des foyers, contre certes 68% en 1970. La réponse de l'Etat pour réduire ce nombre est une (petite) aide financière. Cela n'est pas suffisant. Et comme le rappelle l'article, la rénovation de l'habitat est y ajouter. D'autant que celle-ci va trop peu vite et de manière trop peu efficace.

ENR

L'Espagne prépare un projet de loi visant les 100% renouvelables d'ici à 2050. Cela n'est pas inintéressant d'avoir cela en tête au moment de la sortie de PPE (Programmation Pluri-Annuelle de l'énergie) française.

Efficacité énergétique

C'est incompréhensible ! Au delà des énergies renouvelables, l'urgence numéro un doit être la rénovation énergétiques des bâtiments existants en France. Or l'Etat décide d'exclure des dispositifs de soutien les fenêtres. 
Oh ça me met en colère...


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mercredi 5 décembre 2018

News écolos N°61




News écolos N°61 (Décembre 2018)


Ce billet régulier a pour objectif de partager les actualités et les informations glanées au gré de mes recherches sur la toile autour des sujets des énergies renouvelables, de l'environnement, ...

EMR

Le potentiel des énergies renouvelables marines (EMR) est énorme au niveau mondial. L'éolien flottant selon cet article a un potentiel de puissance d'environ 2000 EPR... Et la France a toutes les raisons de s'y intéresser en termes industriels. Il faut débloquer le frein à main.

L'hydrolien a connu bien des déboires mais cette énergie pourrait bien rebondir grâce à l'implication de la région Normandie qui reprend en partie à son compte l'exploitation du site du Raz Blanchard (à côté de la Hague), où le courant est l'un des plus puissants d'Europe.
  

Solaire

La Bretagne passe la seconde sur les projets photovoltaïques. On sent dans cette région une véritable accélération. 


Des panneaux solaires sur des voitures, c'est pour bientôt. Hyundai y travaille d'arrache pied, en prévoyant trois générations (pour les véhicules hybrides, thermiques et électriques). Les premiers modèles devraient arriver en 2019. 

La recherche avance vite, fort et dans toutes les directions. Des chercheurs américains viennent de mettre au point une cellule photovoltaïque qui augmente son rendement en captant les électrons jusque là perdus pour produire de l'hydrogène directement. C'est une avancée formidable car cela rend bien la production de ce fameux gaz non seulement décarbonnée mais aussi plus simple et plus rentable. A suivre.

La métropole du Grand Nancy vient de mettre en place un cadastre solaire. L'idée est que tout habitant peut aller consulter le potentiel d'ensoleillement de son toit sur un site public. La métropole du Mans travaille sur un dispositif similaire. Finalement, le seul hic de la décentralisation, c'est que chacun fait son truc dans son coin, alors que mutualisé, cela coûterait moins cher et irait peut-être plus vite... mais ne crachons pas dans la soupe, c'est une bonne idée à généraliser.

Stockage

Voilà des pistes de plus pour le stockage des énergies afin de palier à l'intermittence des deux principales ENR (éolien et solaire). Dans le premier cas, il s'agit du gaz comprimé, qui permettrait un rendement énergétique important. On compresse du gaz quand on a une surproduction et on le relâche quand on en a besoin, il actionne alors des turbines. Dans le deuxième, des grues lèvent des blocs de béton et les font retomber pour récupérer l'énergie 

Dans nos smartphones, les batteries sont dites Ions-Lithium et sont en passe d'être remplacées par des batteries ions-Sodium. Outre le fait que le Sodium est bien plus répandu sur Terre que le Lithium, donc beaucoup moins cher, il semblerait que ces batteries pourraient disposer d'une capacité 700 % plus importante. Et pourquoi ne l'appliquerait-on pas à d'autres types de batteries ??


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News écolos N°80

News écolos N°80  (Juin 2019) Ce billet  régulier  a  pour  objectif de partager les actualités et les informations glanées a...